
Choisir une bouteille parmi plusieurs vins et appellations, n'est pas toujours évident. Cependant, certains indicateurs peuvent vous aider à faire un choix éclairé.
Type de vin
Couleur et appellation
En France, les AOC correspondent à un terroir délimité et un cépage précis. Cette typicité du terroir confère son caractère au vin. L'appellation d'origine contrôlée reste ainsi un gage de confiance et un bon indice quant à la qualité d'un vin.
Autre critères
Le millésime
Vin de garde ou à boire... tout dépend du millésime ! L'indication de l'année sur l'étiquette ne doit pas être négligée. En effet, les vendanges sont soumises aux aléas climatiques, et il est toujours judicieux de savoir si l'année a été trop pluvieuse, très ensoleillée, avec des gelées tardives...
Le mariage mets et vins
Marier les mets et les vins est un art majeur, où toutes les alliances sont possibles, à condition toutefois de respecter certaines règles.
En général, on conseille un vin léger sur les plats légers et un vin charpenté pour accompagner des plats généreux.
Quelques idées d'accord mets et vin :
Viandes blanches : vins rouges peu tannique
Plats en sauce : vins rouge charpentés
Mets épicés : vins blancs ou rosés, ou un vin rouge très tannique.
Poisson et les crustacés : vins blancs secs, mais certains graves rouges se marient également très bien avec la marée !
Foie gras : vins liquoreux
Desserts : vin sec ou moelleux.
Les principes de dégustation
La robe
Examiner la robe d'un vin permet d'émettre une première évaluation de sa maturation. Pour les liquoreux, plus la couleur est claire (jaune paille), plus le vin est jeune. Pour les rouges, plus la couleur est profonde, plus ils sont puissants et riches en tanins.
Observer la nuance et le reflet donne également des éléments clés sur le degré de maturation du vin. Ainsi, pour les vins rouges, une nuance rouge rubis, aux reflets violets caractérisent un vin jeune. A l'inverse, un rouge grenat, aux reflets bruns, indique une certaine maturité.
Le nez
En général, l'examen olfactif suit l'examen visuel. C'est une étape majeure dans la dégustation car elle doit vous permettre de découvrir le terroir (grâce aux arômes primaires), la vinification (arômes secondaires) et l'âge du vin (arômes tertiaires). Les arômes sont classés selon des termes codifiés : animal, balsamique, boisé, chimique, épicé, empyreumatique, éthéré, floral, fruité, végétal.
Le premier nez détermine la nature et l'intensité des arômes les plus volatils. C'est pourquoi, il ne faut jamais remuer le verre, avant ce premier nez.
Le deuxième nez (en remuant doucement) renseigne sur la nature animale, balsamique... et sur son intensité. En remuant plus fortement, vous soulignerez les éventuels défauts (moisi, bouchon, composés soufrés...)
Le troisième nez vous permet d'analyser les arômes de tanins et de chêne, pour connaître la possibilité de garde.
En bouche
Sucré, salé, amer, acide : ces 4 goûts élémentaires sont les maîtres étalons de la dégustation. Sachez que les saveurs évoluent au cours de la dégustation. L'attaque témoigne du moelleux du vin. L'acidité et l'amertume se dévoilent dans les 12 secondes maximum. Enfin, la perception de fin de bouche permet de définir la qualité d'un vin. En effet, on reconnaît un grand vin à la persistance de ses arômes en bouche. Un petit vin aura une persistance de 3 caudalies, un grand vin de 7 à 10 caudalies.
La dégustation permet également d'évaluer la charpente d'un vin. Un vin charpenté, plein, épais tient sa consistance de sa teneur en polyphénols. Un vin creux, sec, maigre, résulte d'un raisin pas assez mur ou d'une vinification négligée.


